Google Domains a fermé : 6 alternatives pour un domaine 2026

Si vous cherchez comment acheter un nom de domaine directement chez Google, autant vous éviter une recherche inutile : ce service n’existe plus. Google Domains a été vendu à Squarespace, et la migration de tous les comptes s’est achevée en juillet 2024. Ce guide vous évite de perdre du temps sur une interface qui a disparu, et vous montre où acheter réellement votre domaine en 2026, avec les prix vérifiés des meilleurs registrars actuels.

Que vous prépariez le lancement d’un premier site vitrine WordPress ou que vous cherchiez simplement à comprendre où est passé votre ancien compte Google Domains, ce guide couvre les deux situations dans l’ordre.

Pourquoi Google a vendu Google Domains

Google n’a jamais officiellement détaillé chaque raison de cette décision, mais le contexte reste éclairant. Le service, lancé en 2015 après une longue phase de test, gérait un volume de domaines significatif sans jamais devenir un produit central pour l’entreprise, contrairement à Google Cloud ou à Google Workspace. La cession à Squarespace, spécialiste historique de la création de sites et de la gestion de domaines, s’inscrit dans une logique de recentrage stratégique plutôt que dans un échec du produit lui-même.

Pour les utilisateurs, la conséquence pratique reste la même quelle que soit la raison exacte : il faut désormais choisir un nouveau registrar, que ce soit par migration automatique vers Squarespace ou par un transfert délibéré vers un autre acteur du marché.

Google Domains a fermé : ce qu’il faut savoir

Annoncée en 2023, la vente de Google Domains à Squarespace a été confirmée et finalisée : la totalité des domaines gérés par Google, plus de dix millions au total, a été transférée vers Squarespace Domains. Ce n’est ni une rumeur ni une fonctionnalité en cours de dépréciation, l’interface d’achat de Google Domains pour le grand public n’existe simplement plus.

Une nuance technique mérite d’être précisée pour éviter la confusion : Google Cloud Domains, destiné aux développeurs qui gèrent des domaines depuis la console Google Cloud, continue d’exister mais s’appuie désormais lui aussi sur l’infrastructure Squarespace Domains en coulisses, comme le confirme la documentation officielle de Google Cloud. Pour un usage grand public simple, ce service technique n’est pas la bonne porte d’entrée.

Vous aviez un domaine sur Google Domains : que faire maintenant

Si vous possédiez déjà un domaine chez Google avant la fermeture, la migration s’est faite automatiquement. Votre domaine se trouve désormais dans un compte Squarespace Domains, accessible avec l’adresse e-mail associée à votre ancien compte Google, comme le détaille la page officielle de migration Squarespace. Squarespace s’était engagé à respecter les tarifs de renouvellement de Google Domains pendant douze mois après la migration ; cette période est désormais dépassée, donc vérifiez le tarif actuellement appliqué à votre domaine avant le prochain renouvellement.

Si l’interface Squarespace ne vous convient pas, rien ne vous oblige à y rester : le transfert d’un domaine vers un autre registrar est un droit garanti par l’ICANN, l’organisme international qui régule les noms de domaine. La procédure reste simple, détaillée plus loin dans ce guide.

Comparatif des meilleurs registrars en 2026

Voici les alternatives qui ont le plus de sens selon votre profil, avec des tarifs relevés directement sur les pages officielles en juillet 2026.

RegistrarPrix .com (1ère année)Prix .fr (1ère année)Point fort
OVHcloud7,99 € HT4,99 € HTInterface française, serveurs européens
GandiTarif stableTarif stableConfidentialité WHOIS incluse gratuitement
IONOS~1 € HT (promo)~1 € HT (promo)Prix d’appel très bas, à surveiller au renouvellement
Squarespace DomainsVariableNon proposéSuccession directe de Google Domains
NamecheapCompétitifNon proposéSimplicité, tarifs bas à l’international
Cloudflare RegistrarPrix coûtant, sans margeNon proposéAucune majoration sur le prix de gros

OVHcloud : le choix par défaut pour un public français

OVHcloud reste le registrar numéro un en France, avec plus de quatre millions de noms de domaine gérés et une interface entièrement en français. Les tarifs sont transparents : 7,99 € HT la première année pour un .com (renouvellement à 13,49 € HT), et 4,99 € HT pour un .fr (renouvellement à 7,79 € HT), selon les tarifs publics relevés en juillet 2026 sur ovhcloud.com.

La limite honnête : l’interface, pensée pour un public large incluant les professionnels techniques, peut sembler moins épurée que celle de concurrents plus orientés grand public.

Gandi : la confidentialité incluse sans surcoût

Gandi, registrar français historique fondé en 1999, se distingue par sa protection WHOIS incluse gratuitement un service que d’autres registrars facturent en option et par sa gestion DNS avancée via son éditeur LiveDNS, accessible sur gandi.net.

La limite honnête : depuis son rachat par le groupe danois team.blue en 2023, certains utilisateurs historiques signalent une évolution progressive de l’offre par rapport à l’esprit indépendant qui faisait la réputation de Gandi.

IONOS : attention au prix d’appel

IONOS attire avec des offres promotionnelles très agressives, souvent autour d’un euro hors taxes la première année pour un .fr, un .com ou un .eu. C’est la stratégie du prix d’appel, à ne jamais évaluer sans regarder le tarif de renouvellement.

La limite honnête, et c’est la plus importante de ce comparatif : le renouvellement grimpe généralement entre 11 et 15 euros selon l’extension. Sur cinq ans, un domaine IONOS à 1 euro suivi de quatre renouvellements à 12 euros revient plus cher qu’un abonnement OVHcloud au tarif stable dès la première année. Faites toujours le calcul sur plusieurs années, pas seulement sur le prix affiché en gros caractères.

Squarespace Domains : la continuité directe de Google Domains

Pour qui cherche l’expérience la plus proche de ce qu’était Google Domains interface simple, peu d’options techniques superflues Squarespace Domains, accessible sur domains.squarespace.com, reste le choix le plus naturel, en particulier si vous prévoyez de construire votre site avec l’éditeur Squarespace.

La limite honnête : Squarespace pousse fortement vers son propre éditeur de site, et la gestion d’un domaine utilisé uniquement pour une redirection ou un usage externe peut s’y révéler moins pratique que chez un registrar plus neutre.

Namecheap et Cloudflare Registrar : pour un usage international ou technique

Namecheap reste l’un des registrars les plus populaires au monde, avec des tarifs bas et une interface simple, accessible sur namecheap.com. Cloudflare Registrar va plus loin en vendant les domaines au prix coûtant, sans aucune marge commerciale, une option pertinente pour qui gère déjà son DNS chez Cloudflare.

La limite honnête : ni l’un ni l’autre ne propose l’extension .fr, et leur support client, principalement en anglais, convient moins bien à un utilisateur francophone débutant qui préfère un accompagnement dans sa langue.

Le piège du prix d’appel, en détail

C’est le point que la plupart des comparatifs traitent trop rapidement, alors qu’il détermine le coût réel de votre domaine sur le long terme. Un registrar qui affiche « .com à 1 € » gagne rarement de l’argent sur cette première année la rentabilité se fait au renouvellement, souvent trois à quinze fois plus élevé que le prix d’appel.

Avant de choisir un registrar uniquement sur le prix affiché en page d’accueil, vérifiez systématiquement sa grille de tarifs de renouvellement, généralement accessible dans une page dédiée du site. Un domaine que vous comptez garder plusieurs années mérite un calcul sur cinq à dix ans, pas sur la seule première facture.

Un réflexe simple permet d’éviter ce piège : ouvrez un calculateur et projetez le coût total sur cinq ans pour chaque registrar envisagé, prix d’appel compris. Le classement change souvent radicalement une fois cette projection faite, et le registrar qui semblait le moins cher au premier regard se retrouve parfois le plus onéreux sur la durée réelle de détention du domaine.

.fr : une extension avec des règles d’éligibilité spécifiques

Contrairement à un .com, accessible à n’importe qui dans le monde, l’extension .fr est encadrée par l’AFNIC, le registre officiel français. Pour enregistrer un .fr, le titulaire doit être soit une personne physique résidant dans l’Union européenne, soit une entreprise ayant son siège ou un établissement dans l’Union européenne.

Cette règle a des conséquences concrètes : un déménagement hors de l’UE peut compliquer le renouvellement d’un .fr existant si vous ne fournissez pas de justificatif de domiciliation à jour. Pour un public visé exclusivement en France, un .fr reste néanmoins souvent préférable à un .com sur le plan de la confiance perçue par les visiteurs locaux, un point que notre article .fr ou .com : lequel choisir développe plus en détail.

À l’inverse, un site destiné à une audience internationale ou susceptible de s’exporter au-delà de la France gagne généralement à privilégier un .com, extension universellement reconnue et sans contrainte de résidence, quitte à réserver également la version .fr du même nom pour protéger votre marque localement.

Quel registrar selon votre profil

Le meilleur registrar dépend moins d’un classement universel que de votre situation réelle. Voici comment trancher rapidement selon votre cas.

Blogueur ou créateur de contenu débutant

Privilégiez la simplicité et le support en français plutôt que les options techniques avancées. OVHcloud ou Squarespace Domains conviennent parfaitement pour un premier domaine, avec une interface qui ne demande aucune connaissance technique préalable.

Petite entreprise ou indépendant

La stabilité du tarif de renouvellement compte davantage que le prix d’appel, puisqu’un domaine professionnel se garde généralement de nombreuses années. Gandi, avec sa confidentialité incluse et son support réactif, ou OVHcloud pour son ancrage local, restent les choix les plus sûrs. Si la gestion technique vous dépasse, un freelance WordPress peut s’en charger pour vous, domaine compris.

Développeur ou profil technique

Cloudflare Registrar et son prix coûtant, ou l’API robuste de Gandi et OVHcloud, conviennent mieux à qui gère plusieurs domaines simultanément et souhaite automatiser leur configuration DNS plutôt que de tout paramétrer manuellement à chaque fois.

Acheter un nom de domaine, étape par étape

  1. Vérifiez la disponibilité du nom souhaité directement sur le site du registrar choisi, en testant plusieurs extensions si le .com de votre choix est déjà pris. Notre générateur de nom de domaine aide à trouver des variantes disponibles si votre première idée est déjà réservée.
  2. Comparez le prix de renouvellement, pas seulement le prix d’appel, en consultant la grille tarifaire complète du registrar avant de valider.
  3. Activez la protection WHOIS si elle n’est pas incluse par défaut, pour éviter que vos coordonnées personnelles soient publiquement accessibles.
  4. Enregistrez pour plusieurs années si votre budget le permet le surcoût reste minime et cela évite le risque d’un oubli de renouvellement qui ferait perdre le domaine.
  5. Configurez les enregistrements DNS pour pointer vers votre hébergement, une étape technique détaillée dans notre guide sur les prix d’hébergement de site internet.

Après l’achat : configurer votre domaine correctement

Un domaine acheté ne sert à rien tant qu’il n’est pas relié à un hébergement et, souvent, à une adresse e-mail professionnelle. Pour créer une adresse du type contact@votredomaine.fr plutôt que de dépendre d’une adresse générique, notre guide sur le nom de domaine et l’email professionnel détaille la marche à suivre selon le registrar choisi.

Pensez également à activer le renouvellement automatique dès la configuration initiale. C’est le geste le plus simple pour éviter de perdre un domaine par simple oubli, un scénario plus fréquent qu’on ne le pense, en particulier pour un domaine acheté plusieurs années auparavant et dont la date de renouvellement est passée inaperçue. Si vous préférez déléguer entièrement ce suivi technique, un webmaster WordPress peut assurer cette surveillance à votre place sur la durée.

Foire aux questions

Peut-on encore acheter un nom de domaine chez Google ?

Non, pas pour un usage grand public. Google Domains a été entièrement vendu à Squarespace, et la migration s’est achevée en juillet 2024. Google Cloud Domains existe toujours pour les développeurs utilisant l’écosystème Google Cloud, mais s’appuie désormais lui aussi sur Squarespace en arrière-plan.

Que devient mon ancien domaine Google Domains ?

Il a été automatiquement migré vers un compte Squarespace Domains, accessible avec l’adresse e-mail associée à votre ancien compte Google. Vérifiez le tarif de renouvellement actuellement appliqué, la garantie tarifaire de douze mois post-migration ayant désormais expiré.

Quel est le meilleur registrar pour un public français en 2026 ?

OVHcloud et Gandi restent les choix les plus adaptés pour un public français, avec une interface en français, un support local et des tarifs de renouvellement transparents. IONOS peut convenir pour un premier achat ponctuel, à condition de surveiller de près le tarif de renouvellement.

Faut-il éviter les registrars proposant un domaine à 1 euro ?

Pas nécessairement, mais il faut systématiquement vérifier le tarif de renouvellement avant de s’engager. Le prix d’appel n’est intéressant que si vous prévoyez de transférer le domaine ailleurs avant le premier renouvellement, ou si le tarif de renouvellement reste malgré tout raisonnable.

Peut-on transférer un domaine facilement vers un autre registrar ?

Oui, c’est un droit garanti par l’ICANN. La procédure demande de débloquer le domaine chez le registrar actuel, d’obtenir un code d’autorisation, puis de lancer la demande de transfert chez le nouveau registrar. Comptez généralement quelques jours pour que le transfert soit effectif.

N’importe qui peut-il acheter un nom de domaine en .fr ?

Non. L’AFNIC exige que le titulaire soit une personne physique résidant dans l’Union européenne ou une entreprise ayant son siège ou un établissement dans l’Union européenne. Cette règle peut compliquer le renouvellement en cas de déménagement hors de l’UE.

Combien coûte vraiment un nom de domaine sur dix ans ?

Tout dépend du registrar et de l’extension. Pour un .fr chez OVHcloud, comptez environ 4,99 € la première année puis 7,79 € les neuf années suivantes, soit un peu plus de 75 € sur dix ans. Le calcul change radicalement avec un registrar au prix d’appel bas mais au renouvellement élevé, d’où l’importance de toujours comparer sur la durée plutôt que sur le seul premier prix affiché.

Un site déjà en ligne perd-il son référencement en changeant de registrar ?

Non, changer de registrar n’affecte pas le référencement du site tant que le nom de domaine reste identique et que la configuration DNS est correctement reproduite chez le nouveau prestataire. Le référencement est lié au domaine lui-même, pas à l’entreprise qui l’a vendu.

Google Domains appartient désormais au passé, mais l’essentiel n’a pas changé : un bon registrar reste celui qui affiche des tarifs de renouvellement transparents, protège vos données personnelles sans frais cachés et propose une interface adaptée à votre niveau technique. OVHcloud et Gandi couvrent la grande majorité des besoins d’un public français ; comparez toujours le prix sur plusieurs années avant de vous engager, quel que soit le registrar qui vous attire au premier regard. Le temps passé à comparer ces tarifs se rentabilise largement sur la durée de vie réelle d’un nom de domaine, souvent supérieure à dix ans.

Auteure

  • jozef

    Je viens du monde technique et de l'électronique, mais c'est sur le web que j'ai bâti mon parcours. Après des années passées à travailler comme développeur indépendant et consultant SEO en freelance pour divers projets en ligne, j'ai développé une obsession : l'efficacité brute, la vitesse d'affichage et la recherche de l'information utile sans artifices.

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